…jour, 158

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Robert Franck, for the glory of the wind and the water (1976)

“Il va méditer sur les ruines des empires, il oublie qu’il est lui-même une ruine encore plus chancelante, et qu’il sera tombé avant ces débris. Ce qui achève de rendre notre vie le songe d’une ombre, c’est que nous ne pouvons pas même espérer de vivre longtemps dans le souvenir de nos amis, puisque leur cœur où s’est gravée notre image, est comme l’objet dont il retient les traits, une argile sujette à se dissoudre.”

Chateaubriand, Voyage en Italie, cité par Jean-Louis Chrétien, dans Fragilité,

Les Éditions de Minuit, 2017

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…jour, 155

(crédit photographique : Agathe Elieva)

Un peu de rouge dans ta veine sinueuse, un semblant de clarté dans le flou de ta folie, il s’agissait de t’accompagner encore un bout de chemin. Rouge impair et passe. Je monte finalement dans la rame. Tu n’es pas là. Évidemment tu n’es pas là. Comme prévenu, ce sera mon dos que tu apercevras.

…jour, 154

Cité des Bosquets

© Agathe Elieva, cité des Bosquets mars 17

…/… » Éboulis lorsque l’architecture se détruit. Éboulis. Gros tas de caillasses qui nous servirait à reprendre le pouvoir.  Éboulis lorsque le cœur tombe fracassé parce que la main que je t’ai tendue, tu ne l’as jamais prise » …/…

 

La nouvelle Éboulis de Agathe Elieva est parue dans la revue #18 Le Zaporogue de Seb Doubinsky

(Téléchargeable gratuitement ou bien en version papier)

Joie.

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Agathe Elieva, la passerelle 01.18

…la lettre nue, 37

Sergio Larraín por Jean Mouniq. Londres 1959

Sergio Larraín por Jean Mouniq. Londres 1959

« …Mon cher Henri,

J’ai été très heureux de recevoir ta lettre. (…)

J’ai entrepris l’immense projet de faire une histoire sur un sujet qui me tient à coeur, en lui consacrant toute mon énergie, sans compter le temps passé (ni l’argent). J’ai travaillé deux ans à Valparaiso – un grand port misérable et magnifique. Le résultat est une collection de photographies très fortes. Une ville un peu sordide et romantique. (…) Les gens ont été impressionnés mais personne n’a souhaité le publier.

(…) J’essaie de ne travailler que sur ce qui importe pour moi. C’est pour moi la seule solution pour rester en vie photographiquement, et je prends le temps qu’il faudra pour le faire, le temps que je veux y consacrer et avec le rythme lent qui me convient. (…)

Je crois que la pression du monde journalistique – être prêt à sauter sur n’importe quelle histoire, tout le temps – détruit mon amour et ma concentration pour le travail.(…)

Sergio »

lettre de Sergio Larrain adressée à Henri Cartier-Bresson, 28 avril 1965Valparaiso, (éditions Xavier Barral)

index

Sergio Larrain, Valparaiso

jour, 151

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Monir Shahroudy Farmanfarmaian, منیر شاهرودی فرمانفرمائیان

Nous vous souhaitons un 18 lumineux autant qu’il sera possible, nourri d’amour et de curiosité. Il ne s’agira pas de baisser les bras mais de les ouvrir encore plus grands. Il s’agira de sourire encore, car au fond de nous, il y a toujours quelque chose qui nous pousse à sourire. Regard de face, bras ouverts, cœur vibrant. Voilà. Et le pas déterminé sur nos routes.

le jour dénudé,

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