…la racine nue, 1

tumblr_n1h5eadqd31r89gcuo1_500(vue sur tumblr)

« (presque : petit mot couperet, petit mot balance)

Je suis l’auberge d’où tu n’es pas encore sorti. Je repeins du blanc de nos conversations ses jalousies. Entrelacs de mystère, bâtis sur le petit tas de terre meuble, camaïeu de terres brunes, l’odeur irrite la gorge par temps pluvieux

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 et ton silence m’encombre, le crois-tu ?

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 J’ai marché, marché sur ma rive. Droite. Déposant à chaque lieu intime, une pensée. Un nœud, un sourire, une nostalgie.

Une trajectoire du temps

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J’ingère des petits bouts de beau pour que le regard se pose, le cœur se calme, ne penser à rien.

Une lézarde sur le mur

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J’ai de la chance, les pétales blancs des prunus se confondent avec chacune des caresses de ta main. Avec le vent ils glissent sur le sol. Je ne rêverai plus de toi. Ils volent à terre par soubresaut, ma peau ne songe plus, je m’absente

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 Et ton silence m’essouffle, le sais-tu ? »

d’un expir, l’ombre s’étiole © Agathe Elieva

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…jour 16,

"le jour dénudé 3_16" ©E.5131

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mon œil et moi

on a souri

là, à se pousser du coude

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on n’a pas pris le temps de la réflexion

on a reconnu l’instant, le lieu, le moment, l’espace

clic clac

pas vu pas pris, j’tambouille

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on a cligné de l’œil

opiné du chapeau

et ravis, comme de la crèche

on a poursuivi la balade

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copains clopant

rejetant dans les cieux inversés quelques signaux enfumés…

« Adoniram, Tubal-Kaïn », ou que sais-je…

« nous voilà ! »

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on tape à la porte…

toc, toc, toc…

qui est là ?

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E.5131

…jour 4, encore

Image

Je tente d’éradiquer les petites bêtes calfeutrées dans les lieux incertains et mouvants.

Je les observe ces bêtes et ces choses. Et puis j’ai froid.

D’un haussement d’épaule, je les respire, elles et leur forme inévitable.

Et puis ferme les yeux.

La bouche craquerait presque dans un murmure de bois – il ne faudrait pas grand-chose.

Entre zéro et un, tout l’espace d’un monde

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